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Retraite des mères

Posté par religieux le 11 septembre 2009

Retraite des mères : le Pr Joyeux menace de « mettre toutes les femmes dans la rue »

La révision programmée des retraites menace les majorations réservées aux mères de famille. Selon vous, ces aides doivent :

- continuer à être réservées aux femmes, comme aujourd’hui.

70.5463182898%

70.5463182898%

- être réservées aux femmes ayant arrêté de travailler.

18.2897862233%

18.2897862233%

- être attribuées au père en l’absence de mère.

10.4513064133%

10.4513064133%

- être supprimées faute de budget.

0.712589073634%

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Président du mouvement Familles de France, le Professeur Joyeux réagit au projet de réforme de la retraite des mères.

 

Le gouvernement envisage de revoir à la baisse la retraite des mères, qu’en pensez-vous ?
Si le gouvernement touche à un iota de la retraite des mères de famille, elles descendront dans la rue ! En quelques jours nous avons obtenu près de 1500 signatures de l’appel de Familles de France pour défendre les droits des mères de famille, qui ne sont pas – il faut le préciser – des avantages, mais vraiment des dûs.
Le gouvernement écoute les syndicats parce qu’ils sont capables de faire du bruit. Nous voulons que les associations familiales soient traitées comme des partenaires sociaux à part entière. Et s’il faut mettre toutes les femmes de France dans la rue, nous le ferons. Familles de France ne veut pas d’une solution bâtarde ! Certains ont imaginé que la première année de retraite irait à la femme et systématiquement la seconde à l’homme car il éduque aussi l’enfant. Mais qui sacrifie une partie de sa vie professionnelle pour le bien de ses enfants, sinon la femme ? La mère de famille est irremplaçable. Sauf, si on autorise un jour – comme certains l’exigent aux Etats-Unis – la greffe d’utérus pour les hommes ! Heureusement, les comités d’éthiques là-bas sont contre. En France, la question n’est pas encore à l’ordre du jour.
Vous avez l’air fâché contre le gouvernement ?
Il y a quand même une bonne nouvelle, c’est le ministre en personne qui s’est chargé du dossier. Jusqu’à présent, chaque enfant donnait à la mère deux années de retraite supplémentaire. Ce sont ces deux années que le législateur veut partager également entre homme et femme, alors que très peu d’hommes ont arrêté leur carrière professionnelle pour se consacrer à 3/4 ou temps plein à leurs enfants. 
Nous avons déjà travaillé avec Xavier Darcos quand il était ministre de l’Éducation nationale. Nous avons obtenu de bons résultats, notamment avec la prise en charge des listes « essentielles » de fournitures scolaires qui a permis une réduction de 8,7% du prix de la rentrée pour un enfant de sixième. Familles de France a confiance en lui. Il comprend les familles et veut tout faire pour maintenir les droits de mères de familles, malgré les contraintes de l’Europe et de la Cour de cassation. Combien de mères seront d’accord pour donner à leur mari ou compagnon, la deuxième année de leur retraite par enfant éduqué ? C’est elles qui en décideront. Voilà ce qui est juste.

 

Ce « couac » de Xavier Darcos ne traduit-il pas un mépris de la famille ?
Non, je ne crois pas. Soyons clair, ce n’est pas le couac de Xavier Darcos, c’est celui de la Cour de cassation et de la Cour européenne de justice qui imposent la parité pour l’éducation entre homme et femme. Mais ces cours oublient que seule la femme accouche, que ce sont les femmes qui assument dans 98% des familles, des quasiment plein-temps à la maison pour leurs enfants au détriment de leur carrière professionnelle. Notre rencontre avec Xavier Darcos nous a rassuré quant aux solutions qu’il va mettre en place, mais Familles de France reste vigilant.
La politique familiale a fait ses preuves en France, elle reste encore insuffisante, quand on calcule que le niveau des allocations familiales a été divisé par cinq depuis leur origine. Cela traduit une ignorance généralisée de l’importance de la politique familiale. Aujourd’hui, pour nos gouvernants comme pour la plupart des Français, la politique familiale est devenue synonyme de politique sociale. Or, la politique familiale, c’est une politique qui compense (trop partiellement) la charge financière que représente l’enfant, elle n’est versée qu’à partir du dexième enfant et c’est quand les parents en ont le plus besoin, quand le grand ado coûte le plus cher, vers 18-20 ans, qu’elle est supprimée.
On oublie souvent d’expliquer que les familles à gros salaires contribuent fortement aux allocations familiales, tandis que ceux qui ont les plus faibles salaires, qui y contribuent faiblement, reçoivent les mêmes allocations. C’est une redistribution égalitaire, un système de redistribution solidaire qui dépend du nombre des enfants et dans lequel les riches reçoivent autant que les pauvres. Donc les riches cotisent davantage et ne reçoivent rien s’ils n’ont pas d’enfant.
Ce que j’aimerais dire en priorité à Nicolas Sarkozy : « Monsieur le Président, si vous voulez vraiment durer et rester dans l’histoire : misez sur le long terme. Investissez dans la famille !»
 

 

Vous préconisez un « statut parental », de quoi s’agit-il ?
Vous ne pouvez ignorer que de plus en plus hommes élèvent seul leur enfant ? Quelle est alors votre solution face au déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse ? 

Lisez les réponses du Pr Joyeux à nos questions dans le n° 1652 de Famille Chrétienne, disponible à partir de mercredi 9 septembre en édition numérique.

Propos recueillis par Emmanuel Pellat et Samuel Pruvot

Familles de France, mouvement national familial, réunit près de 100 000 adhérents, représentés dans 86 départements par 530 associations locales.

Notre Boutique : http://la-boutique-des-chretiens.com/

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