Cellules paroissiales d’évangélisation

Posté par religieux le 1 juillet 2009

Cellules paroissiales d’évangélisation : pour des paroisses missionnaires

Des paroisses ferventes et missionnaires ? « Oui, grâce aux Cellules paroissiales d’évangélisation », répond le père Arnaud Adrien, supérieur du séminaire de Toulon et responsable des Cellules paroissiales d’évangélisation francophones. En France, une quarantaine de paroisses ont mis en place cette méthode et près de deux mille personnes s’y investissent. Nous l’avons rencontré à Milan lors du Vingtième séminaire international des cellules paroissiales d’évangélisation alors que celles-ci viennent d’être approuvées dans leur principe par Rome, ad experimentum, pour cinq ans.

Quels sont les principes des cellules paroissiales d’évangélisation ?
Leur méthode est fondée sur l’adoration eucharistique. Nous invitons les chrétiens d’une même paroisse à adorer le Seigneur dans son Saint-Sacrement 24h/24h et 7j/7j. Ceci pour favoriser une rencontre avec Lui qu’on veut aimer et faire connaître. La prière est donc essentielle. Cela nous évite d’être prosélyte au mauvais sens du mot.
Ensuite, pour leur parler du Seigneur, nous nous mettons au service des personnes de notre entourage (familial, amical, professionnel, etc.). L’annonce de l’Évangile est un charisme spécifique des cellules, qui tendent toujours à croître, à se démultiplier. C’est le mystère de l’Église : croître pour rejoindre les confins de l’univers. Aussi, chaque cellule a un leader qui formera son co-leader appelé à prendre sa place lorsque la cellule se démultipliera.

En quoi le système répond-il à la vocation de la paroisse ?
Les cellules sont un instrument qui permet au curé de rendre sa paroisse missionnaire. Jean-Paul II disait plusque la communauté chrétienne qui n’est pas missionnaire n’est même pas une communauté chrétienne. Dans la pastorale ordinaire, on rend des services (mariage, baptême, etc.) aux gens qui viennent nous voir, puis… on leur dit au-revoir, faute d’avoir les moyens de les accueillir vraiment. Alors, les cellules deviennent des lieux d’accueil, de fraternité, qui vont pouvoir intégrer et « garder » ces personnes que la pastorale ordinaire ne fait que rencontrer.
Elles permettent à la pastorale ordinaire de devenir missionnaire. Chacun de ceux qui, par leur biais, viennent ou reviennent à la paroisse, doit avoir un service au sein de la communauté paroissiale. Les cellules donnent donc une énorme capacité d’initiative au curé.

Conseilleriez-vous cette méthode à toutes les paroisses ?
Oui, elle est universelle. Si le Saint-Siège l’a reconnue, c’est précisément à cause de son universalité. Adaptée au monde entier, elle s’étend sur les cinq continents : les cellules sont même nées en Corée, au sein du courant évangélique, et non en Europe !

À quoi attribuez-vous cette universalité ?
Au fait que tous les éléments de la vie chrétienne y sont rassemblés : le lien, par le curé, des cellules avec l’Église apostolique ; la constitution de petites communautés chrétiennes qui prient ensemble, vivent dans la charité fraternelle, et sont nourries par l’enseignement du pasteur, pour ensuite annoncer l’Évangile. Autrement dit, dans les cellules, les Actes des Apôtres (ch. 2, 42-43) sont mis en œuvre : « Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… ».

Pour les paroisses françaises, quels sont l’intérêt et les difficultés à adopter cette méthode ?
Les mentalités doivent changer pour que tous, dans la paroisse, soient orientés vers la mission. Il faut que la paroisse devienne missionnaire, ait la capacité d’intégrer non seulement ceux qui viennent frapper à la porte, mais encore ceux vers qui on va. Que toute son énergie, sa volonté mais aussi son intelligence pastorale soient au service de la mission.
La principale difficulté réside dans le nécessaire changement de mentalité. Nous ne sommes pas seulement là pour nourrir les fidèles mais pour faire croître le Royaume, en qualité et en quantité.

Cela ne se s’opère-t-il pas dès lors qu’on permet aux personnes de rencontrer le Christ ? Faut-il forcément une méthode ?
Oui. L’expérience montre que le catholique peut découvrir le Christ et s’endormir, le garder pour soi. Le chrétien évangélique, lui, quand il se convertit, se met à annoncer le Seigneur autour de lui. C’est une autre mentalité.
Si Jean-Paul II a écrit en 1997 l’encyclique Redemptoris missio c’est – il le dit explicitement – parce qu’il a constaté une volonté moins grande d’évangéliser chez les chrétiens. Nous devons retrouver l’élan missionnaire ! Tout le monde parle de la mission, dit que c’est important, et tous les prêtres sont partants. Mais quels sont les outils concrets qui la soutiennent ? Quand des chrétiens se réunissent chaque semaine pour partager sur la mission qu’ils ont menée, la flamme est entretenue : ils se rappellent leur vocation fondamentale.

Que conseilleriez-vous au curé français qui s’interroge sur le lancement des cellules dans sa paroisse ?

Pour ne pas être déçu, je lui conseillerais de bien étudier la méthode de lancement d’abord, et de se préparer soigneusement. Ensuite, il doit être bien décidé à ce que l’ensemble de sa pastorale devienne missionnaire. Pour que cela puisse être fécond, il faut comprendre que les cellules ne sont pas une activité parmi d’autres, qu’elles ne sont pas un mouvement. Elles permettent la constitution d’une communauté chrétienne qui intègre ceux que la pastorale ordinaire ne permet que de rencontrer. Fondamentalement, les chrétiens sont là pour permettre aux gens de rencontrer le Christ. Or, il se rencontre dans l’Église. Donc, il faut qu’ils intègrent l’Église. C’est une autre manière d’envisager la pastorale des sacrements. Il s’agit d’un travail d’intégration et pas seulement de services à assumer.

Et que conseilleriez-vous aux laïcs qui aimeraient lancer les cellules et dont les curés sont réticents ?
Don Pigi (1) dit qu’il faut beaucoup prier. Ensuite, il faut inviter le curé à sa table avec une bonne bouteille de vin et créer des liens d’amitié. Puis, rendre service, et petit à petit montrer que les cellules n’ont pas une prétention totalitaire ; elles sont simplement au service d’une paroisse qui a le devoir de devenir missionnaire. Mais rien n’est possible sans l’enthousiasme du curé pour le projet.

Quel est l’intérêt du statut canonique donné, par le Conseil pontifical pour les laïcs, au Système des Cellules paroissiales d’évangélisation ? Qu’est-ce que cela va changer ?
L’intérêt est double : d’abord cette expérience paroissiale a un label catholique incontestable. Deuxièmement, il y a un défi interne aux cellules qui, confirmées dans leur vocation missionnaire, ont à proposer cette forme d’évangélisation à l’Église locale. Le prêtre doit avoir, comme saint Paul, le souci de toutes les Églises. Cette reconnaissance du Conseil pontifical pour les laïcs oblige la communauté paroissiale – prêtres et laïcs – à être missionnaire, non seulement auprès de son entourage, mais encore de l’Église universelle, en prenant sur ses épaules une partie de ses besoins. C’est enthousiasmant !

La conjonction de la reconnaissance des Cellules paroissiales et de l’Année sacerdotale qui commence est-elle un signe pour vous ?
Saint Paul, le grand évangélisateur, est précisément devenu le patron des Cellules, en la fête de sa conversion, le 25 janvier. L’Année sacerdotale peut parler à des prêtres qui ont le désir de remplir leur mission d’être des pasteurs, et des pasteurs de tout le troupeau. C’est la parabole du bon berger qui, maintenant, va chercher non pas la brebis perdue mais les quatre-vingt dix-neuf brebis perdues.

Marie-Christine Lafon

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Atteint d’un cancer

Posté par religieux le 30 juin 2009

 

Atteint d’un cancer, il diffuse un message d’espérance

L’archevêque de Taiwan, le cardinal Shan Kuo-hsi, est témoin de l’Evangile jusqu’au bout…

Après que lui ait été diagnostiqué une tumeur aux poumons l’année dernière, le cardinal Paul Shan Kuo-hsi ne s’est pas découragé. Au contraire, il a voulu donner l’exemple et affronter la vie avec courage.

En octobre dernier, le cardinal jésuite, évêque émérite de Kaohsiung, ancien président de la conférence épiscopale régionale chinoise à Taiwan, a entamé un voyage intitulé « Adieu à ma vie ».

Sa première destination a été Hsinchu, sur la côte nord occidentale de Taiwan, et depuis il a visité six autres diocèses de l’île.

« Je traite le cancer comme mon ‘petit ange’ », a dit le cardinal à ZENIT dans un entretien téléphonique. « Il me pousse à dire aux gens que nous devons avoir le courage d’affronter les défis de notre vie ».

Le voyage a pris fin mercredi 5 décembre, lorsque le prélat a visité la Fu Jen Catholic University de Taipeh, qui lui a décerné une reconnaissance pour son amour pour la vie.

Le cardinal Shan Kuo-hsi, qui a fêté ses 84 ans dimanche dernier, a affirmé être « très heureux d’être un témoin de l’Evangile » au dernier stade de sa vie.

Il a raconté avoir visité le 22 novembre dernier, un centre de désintoxication pour toxicomanes à Taitung et d’avoir rencontré à cette occasion 300 personnes. « Le cancer – leur a-t-il dit – m’a fait comprendre que, me trouvant à la dernière étape de ma vie, je dois apporter le meilleur de moi-même à la société ».

Le cardinal à prié pour les hôtes de ce centre et a souhaité que chacun fasse preuve d’« amour » pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne.

C’est en juillet 2006 que son cancer lui a été diagnostiqué. Il lui a en outre été dit qu’il lui restait 4 à 5 mois à vivre. En racontant cela aux personnes qu’il a rencontrées, le cardinal a déclaré avoir été bouleversé.

« Au début, j’ai demandé au Seigneur, ‘Pourquoi moi’? . Avec le recul, j’ai compris que cela était la volonté de Dieu », observe-t-il. « Il voulait que j’aide les autres en partageant avec eux mon expérience personnelle ».

« Aujourd’hui je me dis : ‘Pourquoi pas moi ?’. Un cardinal n’a pas le privilège d’être pour toujours en bonne santé ! », a-t-il ajouté.

Le cardinal a loué l’exemple héroïque du pape Jean-Paul II qui a fait de son mieux pour vivre jusqu’aux dernières minutes de sa vie, avec dignité.

Paul Shan Kuo-hsi est né dans la province de Hebei, au nord de la Chine. Il a quitté la Chine continentale après être entré chez les jésuites en 1946. Il a été ordonné évêque aux Philippines en 1955.

Il a été nommé évêque de Hualien, Taiwan, en 1979, et évêque de Kaohsiung en 1991. Créé cardinal en 1998, il s’est démis de sa charge pastorale en 2006.

Source : Zenit

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Sauvée par la Sainte Vierge !

Posté par religieux le 30 juin 2009

La fillette belge qui fit arrêter en 2003 le tueur en série présumé Michel Fourniret a déclaré à son procès qu’elle lui avait échappé après avoir prié à haute voix et invoqué la vierge Marie.

Au troisième jour du procès, Marie, âgée à l’époque de 13 ans, a raconté à la barre comment l’accusé, disant chercher sa route et se présentant comme professeur de dessin et père de famille, l’avait mise en en confiance avant de la contraindre, en la tirant, à monter dans sa camionnette.

« Avant de monter, j’ai confié ma route à la vierge Marie. J’ai dit, ‘Marie, passe devant’ pour qu’il ne m’arrive rien. J’ai commencé à prier dans mon coeur », a dit la jeune fille.

Ce 26 juin 2003, à Ciney en Belgique, Fourniret prend la route, alors qu’elle se met à prier à haute voix. « Je lui ai demandé s’il croyait en Dieu, il ne m’a pas répondu ». La camionnette prend un chemin à l’écart et s’arrête. Le tueur présumé, sous la menace, entrave sa victime aux mains et aux pieds, la conduit à l’arrière du véhicule, avant de repartir.

« Je lui ai demandé, ‘pourquoi tu fais ça ?’, il a dit ‘tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas’. J’étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu’il voulait faire de moi », a raconté Marie.

Elle crie, il commence à l’étrangler et lui dit : « si tu cries, je te tue ». Marie demande alors à son ravisseur s’il fait partie du groupe de Marc Dutroux. « Je suis pire que Marc Dutroux », répond-il. Le véhicule repart.

A l’arrière, entravée, Marie prie à haute voix, de plus en plus fort, « à pleine gorge ». Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France. « Je me suis dit, c’est fini. J’ai vu toute ma vie défiler, je me suis sentie comme dans un film ».

Soudainement, les liens des jambes se détendent, elle se libère puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. A un arrêt du véhicule, elle ouvre la porte latérale coulissante et s’enfuit, sans que Fourniret s’en aperçoive.

Plus loin, une femme la recueille en voiture et, chemin faisant, croise la camionnette du ravisseur qui a fait demi-tour. Le numéro d’immatriculation relevé permettra à la police belge d’arrêter Michel Fourniret.

« FELICITATIONS ET MERCI »

Le père de Marie a raconté être venu du Burundi en Belgique pour fuir des « crimes génocidaires ». « Ici, nous avons été surpris par une autre criminalité », a-t-il dit. Marie dit n’avoir pas besoin de psychologue pour gérer le souvenir de son enlèvement : « c’est là que se trouve la grâce, je n’en ai pas besoin ».

L’avocat général Francis Nachbar s’est incliné devant le témoin. « Vous avez été beaucoup plus forte, beaucoup plus intelligente, beaucoup plus habile que Fourniret. Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d’autres jeunes filles. Pour cela, je voulais vous féliciter et vous remercier ».

Source : Reuters

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de Marx… à Jésus Christ !

Posté par religieux le 30 juin 2009

De son village natal du sud de l’Italie, mon père était convaincu que le communisme réglerait le problème de la pauvreté. Ne trouvant pas de travail, il émigra en France où il fut employé comme maçon. Ma mère le rejoignit peu après.

À quinze ans, j’avais lu Le Manifeste et une partie du Capital de Marx et je me suis inscrit à la cellule “Ho Chi Min” des jeunesses communistes. J’étais un membre très actif : nous vendions L’Humanité, distribuions des tracts de propagande, recueillions des signatures pour le soutien du parti. Le discours sur la lutte des classes et l’idée d’une répartition des biens m’intéressaient, mais je résistais à l’idée que la révolution justifiait la violence. Des nouvelles nous parvenaient sur les goulags qui ne me plaisaient pas. Quant à l’Église, il me semblait que son message était bon, mais qu’elle ne l’accomplissait pas. Je m’en méfiais même si, à ma manière, je croyais en Dieu. Lorsque ma mère est décédée d’un cancer, ma sœur Anna s’est exclamée que jamais elle ne pourrait croire en un Dieu qui traitait ainsi les personnes. Je lui ai dit que, pour ma part, je continuais à croire.

À 19 ans, je suis venu à Paris étudier la biologie et préparer un doctorat en physiopathologie humaine. Je rencontrai Christophe, un catholique pratiquant. Ensemble nous parlions de tout et notamment de la foi. Connaissant mes idées, il n’insistait pas et encourageait plutôt ceux qui se disaient chrétiens. Christophe était surnuméraire de l’Opus Dei (1). Un jour que j’avais raté mon train, il m’invita à passer la nuit chez lui tout en me prévenant que le lendemain, il se rendrait tôt à la messe. Je lui proposai de l’accompagner. Chez lui, je lus une brochure sur “Pourquoi et comment se confesser ?”, et lui fis part de mon désir de me confesser. Ravi, il me présenta un prêtre. À partir de ce jour, je reçus ce sacrement tous les quinze jours.

Le communisme sacrifiait la dignité de la personne pour le bien de la collectivité. Nous nous souciions de l’expansion du communisme, et nous voulions que les gens appuient le parti. Dans le christianisme, je découvrais l’attention à chaque personne. Dieu m’encourageait à m’intéresser aux autres. Je n’abandonnais pas pour autant ma préoccupation pour la justice sociale et la lutte contre la pauvreté.

Christophe m’apprit à réciter le chapelet et, comme j’étais fiancé, me proposa de demander l’admission à l’œuvre comme surnuméraire. Plus tard, je compris que Dieu me demandait ma vie entière et je fus admis comme numéraire (2).

J’ai été ordonné diacre le 25 novembre 2006 (à 37 ans) et prêtre le 26 mai 2007 par Mgr X. Echevarria, évêque prélat de l’Opus Dei. Dieu m’invite à servir ainsi l’Église. Le cœur d’un prêtre doit être comme le cœur de celui qu’il représente : ouvert à tous. J’espère pouvoir faire toucher du doigt aux personnes que mon ministère sacerdotal mettra sur ma route la réalité de la miséricorde de Dieu, comme j’ai pu moi-même en faire l’expérience.

Pour aller plus loin : www.opusdei.fr

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Raphaël : « J’ai ressenti la présence de Dieu »

Posté par religieux le 30 juin 2009

Lors d’un pèlerinage en Israël, on arrive au lac de Tibériade. Tout le monde descend, papote, se prépare à aller se baigner (…) en arrivant devant le lac, je suis tombé à genoux, en larmes (…) tout autour de moi était rempli de la présence de Dieu (…) Dieu était présent, il venait me rejoindre, et s’adressait à moi pour me dire « Je suis là, je pose ma mains sur toi »… Le groupe repartait en France, je leur ai dit : salut, je reste là ! Aujourd’hui, Raphaël et ses amis lancent un grand rassemblement pour évangéliser cet été : Anuncio!

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La prière d’Ingrid Betancourt

Posté par religieux le 30 juin 2009

A genoux sur le tarmac de la base militaire de Catam, Ingrid Betancourt remercie d’abord Dieu pour sa libération. Un beau témoignage de celle qui fut prisonnière des FARC pendant plus de six années. « Cette opération qui s’est déroulée à la lumière du Saint-Esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge est une opération d’intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l’histoire de l’humanité », a lancé le prédisent colombien Alvaro Uribe mercredi 2 juillet au soir.

A son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, vers 18 h, heure locale, Ingrid Betancourt a eu un geste significatif et silencieux, avant même d’avoir un micro pour parler : le signe de la croix.

Autre geste significatif : elle a d’abord voulu s’agenouiller pour prier, sa mère, Yolanda Pulecio, agenouillée à sa droite, et quelques autres personnes, dont des compagnons de captivité. L’aumônier militaire a guidé la prière : trois « Je vous salue Marie », le « Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit ».

La caméra colombienne a fait un gros plan sur le visage recueilli d’Ingrid Betancourt, les yeux fermés. Des images diffusées en direct dans le monde entier, dont, en France, « France 2 ».

Elle montrait à sa mère un rosaire enroulé autour de son poignet gauche. Et lorsque la conférence de presse allait commencer, elle a dit au micro qu’elle voulait d’abord remercier Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d’être libre, parce que j’ai beaucoup prié (…) ».

Et puis, elle remercie l’armée colombienne, pour cette opération « impeccable », « parfaite ». Et puis elle insiste, après le récit de leur libération : « Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle ».

Je recommande mes enfants à Dieu

Dans la plaquette « Lettres à maman par-delà l’enfer » (Seuil janvier 2008) qui publie sa lettre de captivité du 24 octobre 2007, rédigée entre 8 h 34 et 15 h 34, elle écrit notamment : « Je recommande mes enfants à Dieu afin que la foi les accompagne toujours et qu’ils ne s’écartent jamais de lui ».

A sa mère, qui lui adresse des messages quotidiens grâce à la radio, elle écrit : « Tous les jours, je me lève en remerciant Dieu de t’avoir. Tous les jours, j’ouvre les yeux à 4 heures et je me prépare, afin d’être bien réveillée lorsque j’écouterai les messages de l’émission « La Carrilera de las 5 ».

Entendre ta voix, sentir ton amour, ta confiance, ton engagement à ne pas me laisser seule, c’est mon espoir quotidien . Tous les jours, je demande à Dieu de te bénir, de te protéger, et de me permettre de pouvoir un jour tout te rendre, te traiter commune reine à mes côtés, parce que je ne supporte pas l’idée d’être à nouveau séparée de toi ».

Elle dit aussi son espérance : « Je me nourris chaque jour de l’espoir d’être ensemble, et nous verrons comment Dieu nous montrera la voie, mais la première chose que je veux te dire, c’est que, sans toi, je n’aurais pas tenu jusque là ».

La prière pour Pinchao

lle dit aussi sa prière pour « Pinchao », Jhon Frank Pionchao, un policier colombien, ancien otage des FARC pendant presque 9 ans, qui a réussi à s’évader en mai 2007 : il marchera 17 jours dans la jungle sans se faire reprendre. Il a passé trois de ses années de captivité avec Ingrid Betancourt.
« Dis-lui, écrit-elle à sa mère, combien je l’aime et que j’ai prié Dieu pour qu’il survive à son exploit ». Aux stations de radio qu’elle réussit à capter, elle adresse ce message : « Que Dieu nous donne un jour la possibilité de nous embrasser et de leur rendre une partie de l’énergie que leur voix a inoculée dans nos cœurs, chaque jour de chaque mois de chaque année de cette terrible captivité ».

Et lorsque, sur la tarmac de Catam, un journaliste se présente comme de l’un de ces radios, « Caracol Radio », elle laisse le micro, s’avance vers lui, le serre longuement dans ses bras en guise de remerciement.

Dans cette même lettre, elle tient à envoyer « un salut fraternel à monseigneur Castro et au Père Echeverry ».

Elle souligne : « Ils se sont toujours battus pour nous. Ils ont toujours pris la parole quand le silence et l’oubli nous recouvraient plus que la jungle même ».

Une issue fatale était cependant envisagée comme une possibilité par Ingrid Betancourt, sans pour autant entamer sa foi dans la bonté de Dieu. Elle écrit, toujours à propos de ces deux prêtres : « Que Dieu les guide afin que très vite nous puissions parler de tout cela au passé. Et sinon, si Dieu en décide autrement, nous nous retrouverons au ciel et nous le remercierons pour son infinie miséricorde ».

Dans sa captivité, Ingrid Betancourt avait une Bible. Et, récemment, elle avait reçu ce dictionnaire qu’elle demandait pour ne pas se rouiller intellectuellement.

Mgr Castro et le P. Echeverri

Le Père Dario Echeverri (ou Echeverry) est avocat, spécialiste en Droit canonique, et prêtre Clarétin. Il est secrétaire national de la Commission de conciliation et membre de la Commission de paix de l’Eglise catholique et membre de la Commission de « facilitation » de ELN.

Il est reconnu par le gouvernement et par les FARC comme habilité à faciliter l’élaboration d’un accord humanitaire pour la libération des otages.

Mgr Luis Augusto Castro, évêque de Tunja, a joué un rôle clef dans la négociation avec les FARC. Il est notamment l’auteur d’un livre intitulé « Réconciliation, individu et communauté en Colombie », qui offre une réflexion sur la réconciliation, à partir de l’expérience de la Colombie. Pour l’évêque, la vraie réconciliation commence lorsqu’une personne peut raconter la violence qu’elle a subie : la parole permet aux victimes de se reconstruire, pour arriver à la réconciliation. Cette réconciliation constitue, pour l’auteur, un évènement « libérateur » qui « vient finalement de Dieu », qui « rapproche ennemis et étrangers dans la mort du Christ ».

Une famille réunie

Ingrid Betancourt est franco-colombienne, et dans sa lettre, comme dans sa déclaration juste après sa libération, elle a remercié sa « douce France », où elle a passé une partie de sa vie et fait des études, rendant hommage à tous ceux qui l’ont soutenue.

« Je suis colombienne mais je suis française, mon coeur est partagé (…) Je vais très vite être avec vous, je rêve d’être en France », a-t-elle dit.

Betancourt ou Bethencourt ou Betancur, est un patronyme d’origine normande répandu en Amérique latine et Astrid Betancourt a déclaré qu’elles ont été éduquée dans l’amour de la France de leurs ancêtres.

A 15 h 25, hier 3 juillet, l’Airbus « République française » a amené à l’aéroport de Bogota les enfants d’Ingrid, Mélanie et Lorenzo Betancourt Delloye, leur père, Fabrice Delloye, et sa sœur Astrid Betancourt, et d’autres membres de sa famille. Ingrid Betancourt est montée à bord de l’avion pour des retrouvailles dans l’intimité. Elle sera demain à Paris : elle viendra par le même avion.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était dans l’avion : il est venu remercier les autorités colombiennes.

L’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée mercredi avec 3 Américains et 11 militaires colombiens a annoncé jeudi soir à l’AFP que le pape Benoît XVI la recevra la semaine prochaine au Vatican.

Sources : Avec Zenit et l’AFP

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Ingrid Betancourt : « Ma foi m’a sauvée ! »

Posté par religieux le 30 juin 2009

C’était dimanche 6 juillet, au soir, à l’issue de la messe de 22 heures célébrée en la basilique du Sacré-Coeur qui domine Paris du haut de la butte Montmartre. Ingrid avait tenu à faire ce pèlerinage avec ses proches : ses enfants Mélanie et Lorenzo, sa mère Yolanda, sa sœur Astrid, et quelques autres. Parce qu’elle voulait tenir une promesse faite durant sa captivité : remercier d’abord et avant tout Jésus et la Vierge Marie de lui avoir rendu sa liberté.

C’est dans la chapelle située derrière le chœur de la basilique qu’elle et sa famille ont prié. Malgré l’heure tardive et la fatigue, Ingrid a accepté de se confier aux lecteurs de Pèlerin, pendant plus d’une demi-heure. Elle a dit la foi qui l’a soutenue dans l’épreuve, son amour pour Jésus et Marie, ses lectures de la Bible et de l’Evangile qui lui ont donné la force de ne pas céder à la haine contre ses geôliers.

Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ?

Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.

Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : « Béni ton ennemi ». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.

Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer « Béni ton ennemi » –alors que j’avais envie de dire tout le contraire – c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile !

Cette foi qui vous a porté durant toutes ces années était-elle là dès le premier jour ? Y a-t-il eu un événement spécial ? Une pensée particulière qui vous a tournée vers Dieu ?

Je vais vous raconter une histoire en deux temps, qui me ferait presque rire tant je me souviens parfaitement de ces épisodes. Au début de ma captivité, je me suis dit : « Bon, tu vas passer des mois et des mois ici, alors autant lire la Bible », que je ne connaissais pas. En l’ouvrant, je tombe sur les épîtres de saint Paul. Je le cite de mémoire, c’est à peu près cela : « Tu peux solliciter ce que tu veux, de toute façon le Saint-Esprit sollicitera mieux car il sait mieux que toi ce dont tu as besoin ». Quand j’ai lu ça, je me suis écriée : « Mon Dieu, c’est bien, mais ce que je veux, moi je le sais, c’est être libre ! » Six ans après, en relisant la même épître, j’ai enfin compris : « Heureusement que le Saint-Esprit est là pour prier pour moi, car je suis incapable de demander ce qu’il faut. » Voilà…

Et cette foi ne vous a pas quittée ? N’avez-vous jamais ressenti des moments d’abandon, de solitude ?

La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père. Je lui disais : « Pourquoi m’as-tu fait ça alors que tu sais que je t’adore ? Pourquoi me punis-tu ? » Et puis j’ai compris qu’il fallait Le remercier de l’avoir pris, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors oui, je peux dire que ma foi a continuellement grandi.

C’est curieux, mais c’était comme si des choses se passaient pour que j’en comprenne d’autres. Il faut que je vous raconte ma découverte de Marie Papa avait une grande dévotion pour la Vierge alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. Disons que ce n’était pas vraiment l’image d’une femme qui me faisait rêver.

Et puis, en captivité, j’ai relu les Evangiles et je suis tombée en admiration devant elle. Sans doute parce que pour comprendre la Vierge, il faut avoir vécu, acquis une certaine maturité. Et je commence à trouver vraiment sensationnelle cette jeune fille qui accepte d’avoir un enfant alors qu’elle avait un plan de vie totalement différent. Elle court tous les risques. Pour beaucoup de chrétiens, ce sont des choses bien connues, mais pour moi, c’était une découverte. Je découvre une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour…

Je vais vous dire : je suis tombée, comme disent les Canadiens, en amour devant Marie en lisant l’évangile de saint Jean, lorsqu’il raconte les noces de Cana. Je trouve ce dialogue entre Marie et Jésus extraordinaire. Cette complicité entre eux, c’est génial. Malgré toutes les raisons que Jésus oppose à sa mère, elle sait déjà qu’il va faire ce qu’elle veut, qu’il transformera l’eau en vin des noces par amour pour elle. En lisant ce passage, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma relation avec mon fils, Lorenzo.

Vous avez tenu à venir, ce soir, à la basilique du Sacré-Cœur. Quel sens donnez-vous à ce pèlerinage ?

Pendant près de sept ans, j’ai fait beaucoup de promesses à la Vierge et je vais vous raconter une chose d’une importance particulière pour moi. Le 1er juin, j’écoutais Radio Catolica Mundial et j’apprends que le mois de juin est celui où l’on célèbre le Sacré-Cœur. Or, la dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur. Papa m’a alors pris la main, a regardé l’image et a demandé : « Sacré-Cœur, prends soin de mon cœur, prends soin de mon enfant. » Aussi, quand j’ai entendu parler du Sacré-Cœur à la radio, j’ai aussitôt tendu l’oreille.

Sur l’instant, je n’ai pas bien saisi l’histoire de sainte Marguerite-Marie – en fait, je viens juste d’apprendre son nom. Mais j’ai compris que si, comme elle, on se dévouait au Sacré-Cœur, on recevait des bénédictions. Je me souviens d’une bénédiction, en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir. Alors, j’ai fait cette prière : « Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement « se consacrer au Sacré-Cœur », mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi. » Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l’un d’entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j’ai pensé : « Voilà ! Il est au rendez-vous. » Ma libération s’est déroulée de manière très différente, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle.  » Dans le numéro qui sort en kiosque le 10 juillet prochain, elle en dit plus sur les retrouvailles avec ses proches, sur Marie et sur la Bible, qui lui ont permis de supporter les souffrances de sa détention, sur son témoignage de foi auprès des autres prisonniers.  »

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Ingrid Betancourt

Posté par religieux le 30 juin 2009

Benoît XVI recevra Ingrid Betancourt le lundi 1er septembre, indique un communiqué de la famille de l’ancienne candidate à la présidence de Colombie. Ingrid Betancourt a en effet été enlevée en pleine campagne électorale, le 23 février 2002 par des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la guérilla marxiste. Elle est restée otage des FARC pendant 6 ans dans la jungle colombienne jusqu’au 2 juillet dernier. La nouvelle est confirmée par le Vatican. Ingrid Betancourt a donné de nombreux signes de conversion, donnant un beau témoignage de foi au monde à travers les médias.

C’est, précise le communiqué, le désir exprimé par Ingrid Betancourt au jour de sa libération qui est ainsi exaucé. Le pape avait alors fait savoir sa disponibilité à recevoir la franco-colombienne.

La visite d’Ingrid Betancourt en Italie comportera, à l’issue de l’audience pontificale, une rencontre avec les journalistes.

Le mardi 2 septembre, elle se rendra au palais présidentiel du Quirinal, pour rencontrer le président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano.

Elle sera ensuite reçue par le maire de Rome, M. Gianni Alemanno, au Capitole. Rome a été l’une des premières villes d’Italie à accorder la citoyenneté honoraire à Ingrid Betancourt.

La visite se conclura le mercredi 3 septembre par une visite à Florence, pour recevoir la citoyenneté d’honneur et le Lys d’Or.

A son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, vers 18 h, heure locale, Ingrid Betancourt a eu un geste significatif et silencieux, avant même d’avoir un micro pour parler : le signe de la croix (lire ici).

Autre geste significatif : elle a d’abord voulu s’agenouiller pour prier, sa mère, Yolanda Pulecio, était agenouillée à sa droite, et quelques autres personnes, dont des compagnons de captivité. L’aumônier militaire a guidé la prière : trois « Je vous salue Marie », le « Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit ».

La caméra colombienne a fait un gros plan sur le visage recueilli d’Ingrid Betancourt, les yeux fermés. Des images diffusées en direct dans le monde entier, dont, en France, sur France 2.

Elle montrait à sa mère un rosaire enroulé autour de son poignet gauche. Et lorsque la conférence de presse allait commencer, elle a dit au micro qu’elle voulait d’abord remercier Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d’être libre, parce que j’ai beaucoup prié (…) ».

Puis elle a remercié l’armée colombienne, pour cette opération « impeccable », « parfaite ». Et elle a insisté, après le récit de leur libération : « Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle ».

Elle a tenu à aller remercier la Vierge Marie à Lourdes et au Sacré-Cœur à Montmartre (lire ici).

Source : Zenit

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Les statues de la liberté

Posté par religieux le 30 juin 2009

Un témoignage d’évangélisation de Richard Borgman, ancien pasteur protestant évangélique converti au catholicisme, paru dans le mensuel Il est vivant! en juin 2008.

Dans le quartier où nous travaillons, sévissent la drogue, l’alcool et la prostitution. Aucun symbole chrétien, pas de messe. Aussi, avons-nous décidé de « mendier des statues » pour donner des signes de présence chrétienne. La récolte fut abondante : huit statues (deux Vierge Marie, deux Jésus, Thérèse, Marie-Madeleine, Anne et Bernadette) et un grand crucifix. Placées devant chez nous, les statues sont pour les passants un témoignage de notre foi.

La plus lourde était la statue de Notre-Dame de Lourdes. J’ai trouvé cette statue cachée derrière le bâtiment d’un couvent à Montréal. Elle était posée contre le mur avec sainte Bernadette à genoux à ses côtés. Toutes les deux me regardaient à travers la clôture du couvent. On aurait dit qu’elles appelaient au secours. J’ai donc demandé aux sœurs du couvent si elles acceptaient d’envoyer Marie et Bernadette en mission aux États-Unis. Elles ont accepté avec joie. Le seul problème, le poids : près de 130 kg. Nous n’avons pas pu soulever Marie. Comme la statue, Marie ajoute du poids à la vie. La seule possibilité était de la rouler cinquante mètres à travers le jardin pour arriver jusqu’au bus.

Aujourd’hui tout le monde, je veux dire chaque statue, a trouvé sa place dans notre nouveau centre. Marie et sainte Bernadette sont bien en vue à l’entrée du bâtiment. Quelques bancs attendent les pèlerins de passage. La grande statue de Marie est comme une statue de la liberté offerte par l’Église de Québec. Elle semble redire, à l’image de ce qui est gravé sur la statue de la Liberté à New York : « Bienvenue aux pauvres, aux opprimés, aux sans domicile fixe, aux immigrés. Ici, il y a la vraie liberté. »

Cette semaine, j’ai vu un pauvre qui montait la rue. Avec beaucoup de respect, il s’est arrêté devant le bâtiment et a fait tout doucement son signe de croix. Petites ou grandes, les statues placées devant chez vous semblent annoncer aux passants : « Bienvenue, Jésus vous aime et il vous rendra libres. »

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Vittorio Messori : histoire d’une conversion

Posté par religieux le 30 juin 2009

Une histoire bien singulière que celle de l’écrivain Vittorio Messori. Auteur de best-sellers vendus à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Seul journaliste de l’histoire à avoir écrit un livre d’entretiens avec le pape Jean-Paul II (« Au seuil de l’espérance ») et à avoir interviewé le cardinal Joseph Ratzinger (« Entretiens sur la foi »), futur pape.

Une vie passée à « rendre raison » de la foi

Son livre « Au seuil de l’espérance » s’est vendu à plus de 20 millions d’exemplaires et a été traduit en 53 langues !

Pourtant, jusqu’à l’âge de 23 ans, Messori n’était absolument pas catholique. Né dans une famille agnostique ou pour le moins anti-cléricale, il a grandi et été éduqué dans une culture rationaliste indifférente au mystère religieux et hostile à l’idée même que Dieu puisse exister. Etudiant à l’université, il a été le disciple de maîtres du laïcisme comme Norberto Bobbio et Galante Garrone. Egalement journaliste de « la Stampa ».

C’était en été 1964, à Turin, à l’époque où on entrevoyait déjà les premières lueurs des évènements imminents de Mai 68, avec les étudiants d’université qui se nourrissaient de Sigmund Freud, Karl Marx, Wilhelm Reich, et au moment où le monde catholique se débattait dans les problèmes de l’après-Concile Vatican II. C’est alors, dans ce contexte, que Messori fait une rencontre avec le Christ, et sa vie, d’un coup, change.

L’histoire du fils d’un charpentier de Nazareth qui se disait le fils de Dieu et qui, bien qu’innocent, est mort sur une Croix, a fait irruption dans la vie de cet étudiant, si profondément, qu’il en est résulté un premier livre « Hypothèses sur Jésus », qui sera un best-seller mondial.

C’est le vaticaniste Andrea Tornielli qui raconte la conversion, les aventures, les expériences, les pensées d’un catholique simple et sans fioritures, apologiste doué de raison, solide et réaliste. Ce journaliste a réussi l’exploit d’interviewer Vittorio Messori dans un ouvrage intitulé « Pourquoi je crois. Une vie pour rendre raison de la foi », qui vient de sortir chez Piemme.

Dans ce dialogue dépouillé et essentiel, Messori raconte que personne ne croyait au succès de son premier livre « Hypothèses sur Jésus ». Beaucoup ont cherché à le dissuader. Les anti-cléricaux se montrèrent hostiles, et les catholiques sceptiques.

Convaincus que le livre ferait un flop éditorial, les salésiens de la SEI, ses premiers éditeurs, le gardèrent dans un tiroir pendant plus d’un an et n’en imprimèrent que trente mille exemplaires dans une première édition.

Aujourd’hui ce petit livre a dépassé le million d’exemplaires vendus, a été traduit en plus de 30 langues, et bien qu’ayant été écrit au milieu des années soixante-dix, se vend encore à 20-30.000 exemplaires par an.

Mais Messori explique qu’il n’a aucun mérite, que c’est le Christ qui interpelle encore l’humanité.

Un Christ qui continue à susciter les débats comme en témoigne la récente interdiction en Espagne d’exposer les crucifix dans les salles de classe.

Vittorio Messor a commenté ce fait pour ZENIT : « je ne vais pas me scandaliser ni m’arracher les cheveux pour ce qui s’est passé en Espagne, parce que je suis convaincu qu’un peu de difficultés et d’hostilité fait du bien au christianisme, le réveille, lui fait prendre conscience de son identité ».

« L’Histoire l’enseigne : les persécutions ont été l’occasion pour les chrétiens de se multiplier » a-t-il expliqué.

Dans sa préface, Tornielli précise que Messori « a écrit le livre qu’il ne trouvait pas ».

Messori ne cherchait pas une « analyse de la société, de la pauvreté matérielle et de ses causes, de l’engagement politique et social des catholiques, de l’application des sciences humaines au christianisme ».

L’écrivain converti était en quête de réponses aux questions qu’il se posait : « Qu’y a-t-il de vrai dans cette histoire, dans ce récit, qui depuis deux mille ans retentit dans le monde ? JésusChrist est-il vraiment le fils de Dieu ? Est-ce vraiment Lui le Messie qu’attendait Israël, annoncé par les prophéties ? Et, surtout, est-il vraiment ressuscité ? ».

Mais avant tout, Messori recherchait des certitudes sur l’authenticité historique de cet homme venu au monde dans ce village perdu de l’Empire romain et qui, par la révolution de l’amour et de la charité, a changé l’histoire de l’humanité.

Sa conversion, raconte Messori dans son livre, avait été précédée par un fait extraordinaire : un coup de téléphone d’un oncle mort, jeune, d’une attaque cérébrale. L’écrivain, qui est quelqu’un de rationnel, sait de façon certaine qu’il n’a pas rêvé et n’a pas été non plus victime d’hallucinations.

Puis en juillet et août 1964, alors qu’il travaillait comme standardiste à la Stipel, la compagnie téléphonique d’alors, il tomba par hasard sur un exemplaire des Evangiles. Tandis qu’il le lisait avidement, il se produisit un phénomène que Messori décrit comme une « Lumière qui explose soudainement », une « rencontre mystérieuse » quasi physique avec Jésus.

Le célèbre écrivain se dépeint lui-même comme étant un « Emilien ayant les pieds sur terre », aux antipodes de la vie mystique et ascétique. Et pourtant, raconte-t-il, il vécut ces deux mois « immergé » dans une « expérience mystique » qu’il n’aurait jamais imaginée, qu’il n’avait pas connue auparavant. Un état de pleine lumière « avec la lumineuse certitude d’avoir vu la Vérité, avec toute sa force, toute son évidence ». Une vérité qui « m’a été montrée sans que je l’ai attendue ni méritée ».

Dans son introduction, Tornielli décrit Vittorio Messori comme « une figure atypique dans le panorama ecclésial et culturel d’aujourd’hui. Un homme qui ne mâche pas ses mots, ne parle pas l’‘ecclesialese’, ce langage d’Eglise autoréférentiel typique, souvent stéréotypé et d’autant plus répétitif qu’il est moins branché sur l’expérience humaine réelle. Quelqu’un qui ne se laisse pas facilement embrigader, quelqu’un d’inclassable. Ni traditionaliste, ni moraliste ou ‘théoconservateur’ ».

Tornielli raconte que Messori n’a qu’un seul grand regret : « constater chaque jour que la ‘conversion de l’esprit’ – qui chez lui a été, et est, totale – trop souvent ne s’est pas accompagnée de la ‘conversion du coeur’. Et qu’il doit donc soupirer comme ‘son’ Blaise Pascal qu’il y a loin, en lui chrétien, de la pensée à la vie ! ».

Source : Zenit

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