Décryptage du présupposé de Dan Brown : « Le Vatican nous cache quelque chose »

Posté par religieux le 30 juin 2009

Le roman Anges & Démons est une torpille de plus contre le christianisme. Plus précisément contre l’Église catholique. Alain Noël, auteur avec Victor Loupan d’une enquête fouillée, Anges & Démons, l’enquête, rétablit, pour Famille Chrétienne, quelques vérités historiques.

Après le succès planétaire du thriller religieux Da Vinci Code, Anges & Démons, qui a caracolé lui aussi en tête des ventes, relate la première aventure du héros de Dan Brown, Robert Langdon. Après le livre, le film. Tout porte à penser que les spectateurs vont être captivés par la qualité de la réalisation et de l’intrigue. Mais, bien qu’il s’agisse d’une fiction, certains ne vont-ils pas, peu à peu, se demander – comme pour le livre – si l’histoire ne recèle pas un peu de vérité ? L’auteur ne possède-t-il pas des informations secrètes ? Le complot des Illuminati n’a-t-il pas une base historique ? L’Église n’a-t-elle pas persécuté Galilée et ainsi prouvé son hostilité à la science qui risquerait de la mettre en péril ? Décryptons !

Pour les non-initiés et ceux qui ne vont pas au cinéma, un petit résumé de l’histoire ne nuit jamais.

L’action se déroule de nos jours ou dans un futur très proche. À Rome, le pape vient de mourir et le conclave s’ouvre. L’universitaire américain Robert Langdon, professeur de « symbologie », sorte d’Indiana Jones, arrive à Genève. Il a été appelé d’urgence au Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire), où le plus brillant des physiciens, Leonardo Vetra, qui est prêtre catholique, vient d’être assassiné dans des conditions atroces et mystérieuses. Vittoria, sa fille adoptive, elle-même physicienne, découvre qu’un attentat énorme se prépare contre le Vatican avec une bombe d’antimatière…

Ce complot est signé des Illuminati, une société secrète devenue criminelle malgré ses origines catholiques. Les Illuminati, nous dit le roman, sont un réseau (clandestin) de savants – dont Galilée, le célèbre astronome italien – persécutés par l’Église, ennemie de toute science. Aujourd’hui, la secte veut venger Galilée, condamné par l’Inquisition pour avoir défendu les thèses de Copernic, en détruisant le Vatican. Un terroriste arabe (de la secte des Assassins) a déposé la bombe au Vatican et kidnappé quatre cardinaux papabili dans le but de les sacrifier sur des sites symboliques…

À travers un véritable rallye dans Rome pour décrypter des symboles, Robert et Vittoria, quoique hostiles l’un et l’autre au christianisme, tentent d’empêcher cet attentat. Au sommet du suspens, ils découvrent que le camerlingue (1) était en fait le Grand Manipulateur qui avait tout organisé. Le complot n’était pas où on le croyait. Le mal venait du sommet de l’Église…

Où Dan Brown avoue ses intentions.

De la bouche même de l’auteur, nous apprenons que son ambition est plus vaste que d’usiner des best-sellers. Il affirme qu’il « expose sérieusement une vieille théorie un peu oubliée sur les origines du christianisme. Qu’elle soit juste ou fausse, elle représente un point de départ pour examiner l’avenir de la religion » (Le Point, 24 février 2005). Pour lui, les Églises sont des faussaires, et surtout la plus ancienne d’entre elles : l’Église catholique, avec son siège à Rome.

Ne nous leurrons pas, les récits de Dan Brown s’en prennent davantage à la foi des catholiques qu’à l’Église en tant qu’institution. Le danger n’en est que plus grand.

Dans Anges & Démons, Dan Brown attend que l’Église reconnaisse l’écrasante victoire de la science sur la foi.

Comme l’appareil du Vatican exige une stricte orthodoxie – « conservateur, conservateur, conservateur, telles sont les trois qualités essentielles que l’on attend des candidats à la fonction suprême » –, le pape n’a que deux attitudes possibles : soit le rejet de la science, soit la capitulation de la foi et le ralliement de l’Église à la science.

À la recherche des fameux Illuminati ou le complot en perruque, dans des décors à la Barry Lyndon.

Remâchant leur vieille haine, les Illuminati seraient chargés de la vengeance contre l’Église pour le mal qu’elle a fait à la société en la maintenant dans l’obscurantisme et en condamnant les personnages de génie tels que Galilée.

Qu’en est-il de la vérité historique ? Les Illuminati ont réellement existé. Cette secte est née au milieu du XVIIIe siècle en Bavière (et non pas au XVIe siècle comme dans le roman). Le fondateur, Adam Weishaupt (1748-1830), a étudié chez les Jésuites, qu’il a pris en haine ainsi que la religion chrétienne (catholique). Professeur de droit canonique à la faculté d’Ingolstadt, il veut bâtir un réseau pour saper l’influence de l’Église catholique. Tout est mûr pour la conspiration…

Weishaupt entre dans la franc-maçonnerie à Munich, mais n’y trouve pas son compte. Il fonde alors sa propre mouvance qu’il appelle, après bien des hésitations, l’Ordre des Illuminati. Le but : libérer l’homme des lois autres que les siennes et celles de la nature. Rien de plus que l’idéologie des Lumières dans sa version la plus dure. Il arrive à regrouper environ deux mille adeptes dont des personnages prestigieux comme Goethe, Herder… L’euphorie ne dure pas. Soupçonné d’avoir comploté la chute du duc de Bavière, et de se débarrasser de ses adversaires par le poison, il est destitué de son poste à la faculté. Menacé d’arrestation, il s’enfuit et se fait oublier. L’Ordre se dégonfle comme un soufflé et disparaît avant la fin du XVIIIe siècle.

Quel est le lien entre ces Illuminati et ceux de Dan Brown ? Aucun. Si ce n’est…

… que Dan Brown surfe sur d’étranges sites Internet…

En effet, deux siècles plus tard, aux États-Unis, le mythe des Illuminati est plus obsédant que jamais. Le conspirationnisme est devenu un phénomène de masse : les sites Internet se trouvent par centaines et leurs visiteurs ne se comptent plus. Et ce n’est pas dans les archives secrètes du Vatican, mais simplement sur le Net, que Dan Brown a trouvé ses Illuminati. Les moteurs de recherche affichent le nombre impressionnant de 1 650 000 entrées sur ce sujet !

Entre temps, les Illuminati – et leur résurgence moderne dans les milieux occultistes – ont revendiqué, au mépris de la vérité (et même de la vraisemblance) historique, des membres prestigieux allant de Galilée à Rudolf Hess en passant par le Bernin. Peu à peu, une partie des États-Unis va voir, derrière tous les événements qui ont frappé leur pays, un complot des Illuminati. Cette obsession englobe aussi bien la poussée communiste que les évolutions économiques, financières et technologiques. Ainsi les chasseurs d’Illuminati vont-ils même s’en prendre aux Rothschild…

Comme le constatent des intellectuels new-yorkais, le mythe est protéiforme. Il peut s’appliquer à tout et n’importe quoi.

Le Galilée de Dan Brown a-t-il quelque chose à voir avec celui de l’Histoire ?

Désirant par-dessus tout prouver que l’Église est obscurantiste et opposée aux avancées de la science, qui pourraient mettre la foi en péril, Dan Brown prend plus que des libertés avec la réalité historique. Il se fait l’écho de la légende, née au XIXe siècle, et qui domine encore aujourd’hui : un Galilée, héros mythique, sans failles ni faiblesses, dressé contre une Église écrasante et humiliante pour conquérir la liberté de penser.

Le mythe du Galilée martyr est encore en vigueur de nos jours. Or, l’enquête que nous publions reprend l’affaire Galilée et l’éclaire d’un jour nouveau. Au sujet de cette affaire complexe, nous montrons qu’il ne s’agissait pas tant d’une condamnation sur le plan scientifique que d’une condamnation à des fins politiques.

Alain Noël

(1) Le camerlingue a une fonction éphémère : il est, au Vatican, celui qui cogère (avec le collège des cardinaux) les affaires courantes de l’Église, entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur, et qui organise le conclave.

Alain Noël, éditeur, est également co-auteur, aux Presses de la Renaissance, de Ce à quoi je ne crois plus, avec Robert Serrou (2001), et avec Victor Loupan, d’Enquête sur la mort de Jésus (2005). Il vient d’écrire, toujours avec Victor Loupan, Anges & Démons, l’enquête.

Dan Brown : quelques-unes de ses énormes bourdes

• L’Église aurait appelé les Illuminati des « satans », mot emprunté à la langue arabe. Selon Robert Langdon, « l’Église a choisi un nom islamique parce que c’était une langue considérée comme sale ». Le professeur de « symbologie » est inculte : « satan » vient de l’hébreu. De plus, la notion de « propre » et de « sale » n’a aucun sens dans la théologie chrétienne.
• Toujours Langdon: « La hallebarde des gardes suisses a servi plus d’une fois à décapiter des hordes de musulmans durant les croisades du XVe siècle… » La dernière croisade a eu lieu au XIIIe siècle, et la garde suisse a été fondée au XVIe siècle.
• « L’eucharistie est un héritage des Aztèques. » Or, l’empire aztèque a été découvert mille cinq cents ans après l’institution de l’eucharistie.
• « Les croix sont accrochées sur les murs, dit le camerlingue, pour nous rappeler le pouvoir du mal… la puissance des ténèbres ». Pour la foi chrétienne, le crucifix montre l’amour divin triomphant du mal.
• Maximilien Kohler (le directeur du Cern) accuse Rome d’être responsable du comportement antiscientifique des… évangélistes protestants aux États-Unis!
• Le camerlingue est, dans le thriller, un simple prêtre, alors que c’est toujours un cardinal.

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Les chrétiens en Norvège

Posté par religieux le 30 juin 2009

Un peu comme en Angleterre, religion et politique sont historiquement très imbriquées en Norvège. La Réforme y est imposée par décret royal en 1537 alors que le pays est sous la dépendance de la couronne danoise. L’Église évangélique luthérienne devient alors religion d’état, avec le roi comme chef. Jusqu’à aujourd’hui, il revient au Parlement de voter son fonctionnement et son budget. Plus de 85 % de la population (4,8 millions d’habitants) sont membres de cette Église et restent culturellement attachés à cette appartenance. Mais la plupart ne se rendent au culte que pour les grands événements ; l’enseignement religieux dans les écoles est de plus en plus réduit, et les vocations de pasteurs se tarissent dangereusement. L’Église est traversée par différents courants, qui débattent notamment de la bénédiction des unions homosexuelles, autorisées par l’État depuis 2008.

Interdit jusqu’en 1850, le catholicisme reste ultra minoritaire : on dénombrait 46 000 fidèles en 2004. Principalement issus de populations immigrées qui ne cessent de croître, soudés, ils forment une communauté dynamique.

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Protégé : Que cherchez-vous ?

Posté par religieux le 30 juin 2009

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Posté par religieux le 30 juin 2009

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Une vie offerte pour l’unité des chrétiens

Posté par religieux le 29 juin 2009

Jeune trappistine italienne, Marie-Gabrielle Sagheddu (1914-1939) répond en 1936 à un appel de l’abbé Couturier et offre sa vie pour l’unité des chrétiens. Jean-Paul II la béatifie
en 1983 et écrit dans Ut unum sint :

« Sœur Marie-Gabrielle, appelée par sa vocation à être en dehors du monde, a consacré son existence à la méditation et à la prière centrées sur le chapitre 17 de l’Évangile selon saint Jean et elle a offert sa vie pour l’unité des chrétiens. Voilà ce qui est au centre de toute prière : l’offrande totale et sans réserve de la vie au Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint. L’exemple de Sœur Marie-Gabrielle nous instruit, il nous fait comprendre qu’il n’y a pas de moments, de situations ou de lieux particuliers pour prier pour l’unité. La prière du Christ au Père est un modèle pour tous, toujours et en tout lieu

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Quelques propositions tirées du « Manuel d’œcuménisme spirituel ».

Posté par religieux le 29 juin 2009

Ensemble les chrétiens peuvent :

– Travailler à la préparation commune de formations bibliques ou de documentation en utilisant des moyens audiovisuels et informatiques (p. 24 ).

– Redécouvrir les traditions communes provenant de l’Église primitive et des siècles antérieurs aux divisions actuelles (p. 31 ).

– Reconnaître la place centrale qu’occupe Marie dans l’Écriture sainte et étudier le
témoignage des premiers chrétiens la concernant (p. 34 ).

– Rendre grâce à Dieu pour les saints de toutes les époques (p. 38 ).

– Puiser aux sources de renouveau spirituel que constituent les écrits des maîtres spirituels (p. 39-40 ).

– Commémorer de façon œcuménique les saints locaux (p. 39 ).

– Prier ensemble lors de catastrophes ou de deuils publics (p. 48 ).

– Créer ou soutenir un conseil local d’Églises (p. 71 ).

– Développer des initiatives communes dans la catéchèse et la formation permanente (p. 72-73 ).

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Mgr Dufour, évêque d’Aix, relaie l’appel du pape aux prêtres

Posté par religieux le 29 juin 2009

Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans cette lettre ?

J’ai été saisi dès la première ligne. Dans cette lettre, le pape ne fait pas de stratégie pastorale ou de stratégie de communication. Mais il appelle à promouvoir un engagement de renouveau intérieur des prêtres. L’objectif, comme il le dit lui-même, est bien de rendre « incisif et vigoureux » leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui. Tout est dit.

Est-ce une réponse suffisante à la chute des vocations ?

Tout ce qui fait appel au renouveau intérieur changera les choses en profondeur. Nous souffrons d’un manque de prêtres mais il y a toujours des jeunes qui répondent à l’appel. Le renouveau que demande le pape favorisera le « oui » de ceux qui sont appelés et qui n’osent pas encore répondre. Avoir les yeux rivés sur les chiffres, cela ne constitue pas une bonne stratégie. Dans l’Église catholique, la stratégie est d’abord le fruit de l’Esprit Saint ! Le pape nous donne un axe simple et fondamental : des prêtres saints pour une Église sainte, qui témoignent saintement de l’Évangile du Christ.

Comment mettre cette priorité en œuvre ?

Une assemblée des prêtres s’est tenue à la Pentecôte dans mon diocèse. Il y a eu des débats, des votes, des motions… Cependant, qu’est-ce qui a le plus marqué les prêtres ? C’est le caractère spirituel de notre démarche, notamment le pèlerinage à Annecy auprès de saint François de Sales. L’essentiel, pour eux, c’est donc bien de vivre un renouveau intérieur qui va leur donner une force nouvelle pour vivre leur ministère. En un mot, la sainteté ! Comme le souligne le pape, le prêtre reçoit un ministère qui est saint et il doit essayer de le vivre saintement. Il doit se produire une rencontre entre la sainteté objective du ministère sacerdotal et celle, subjective, du ministre. Le curé d’Ars est un exemple parfait.

Dans un sondage récent de La Croix, près de trois catholiques pratiquants sur quatre se déclaraient en faveur du mariage des prêtres. Comment sortir du malaise ?

Il ne faut pas voir la lettre du pape selon le prisme franco-français. C’est un sondage daté, qui reflète une certaine culture, un certain monde médiatique. Mais à l’échelle de l’histoire et de la planète, je relativise beaucoup ! Ensuite, nous voyons bien concrètement sur le terrain que l’Église est en train de se renouveler profondément. Par exemple avec les diacres (parmi eux, la plupart sont des hommes mariés). Sans doute ce ministère du diacre permanent n’est pas encore assez perçu par les Français. Il fait apparaître autrement le ministère des prêtres – sans le remplacer – et met en valeur ce qu’il a de plus essentiel.

Quel est le rôle du prêtre par rapport aux laïcs ?

Il existe une paternité sacerdotale très grande. Le rôle du prêtre est d’être le témoin de l’œuvre de l’Esprit dans les communautés qu’il accompagne et qu’il sert au nom du Christ. Son premier travail est de faire éclore des charismes, au service du monde et de l’Église.

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Ce week-end, partout en France, des prêtres seront ordonnés

Posté par religieux le 29 juin 2009

En 2009, quatre-vingt dix nouveaux prêtres diocésains seulement seront ordonnés en France…

Il faut mettre un bémol par rapport à ce chiffre, car toutes les ordinations ne se passent au même moment en France, même si la majorité a lieu durant le mois de juin. Au final, entre 90 et 100 nouveaux prêtres diocésains devraient être ordonnés en 2009. On ne peut pas vraiment dire que ce chiffre est bas puisque c’est, à peu près, le nombre d’ordinations que nous connaissons  ces dernières années. Depuis quinze ans, nous oscillons entre 90 et 120 ordinations.

Cette tendance va-t-elle se confirmer dans les années qui viennent ?
Il est toujours difficile de répondre à cette question car elle est liée à la liberté des candidats au sacerdoce. Tant qu’un jeune n’a pas émis le désir d’être ordonné diacre puis prêtre, on peut difficilement faire des projections.
Néanmoins, on constate – aujourd’hui un peu plus qu’hier – que les candidats rentrent plus tard au séminaire, que leur choix a été plus mûrement réfléchi. Donc, nous voyons moins de départs en cours de formation, même si cela arrive.
Il y a actuellement 750 hommes en formation dans les séminaires français. Sept cent cinquante divisé par sept années d’études, cela fait toujours à peu près une centaine d’ordinations par an pour les prochaines années.

Comment abordez-vous le « problème » au sein du Service national des vocations ? Quelles solutions ?
Nous ne sommes pas alarmés par ces chiffres. Au contraire, au sein de notre service, nous essayons de positiver et de rappeler que, chaque année, cent cinquante personnes rentrent en formation dans un séminaire avec le désir de devenir prêtre. Ce n’est pas rien. De même, dans les communautés apostoliques et contemplatives : des jeunes s’engagent également.
C’est vrai que nous sommes conduits à faire le deuil d’une époque. Certains disent que le concile Vatican II a vidé les séminaires en France. Pourtant, si l’on regarde les chiffres, dès les années 1950, le nombre des ordinations a connu un gros creux et dans bon nombre de diocèses on est passé de cinquante à trente ordinations par an. Plus tôt, il y avait déjà eu des ruptures après la Révolution française, après la loi de séparation de l’Élise et de l’État, en 1905.

Formation, cercle familial ou autre, qu’est-ce  qui peut aider un jeune homme à répondre à cet appel ?
La courbe des vocations suit les chiffres de la pratique dominicale. Sauf exception, un jeune homme qui envisage de devenir prêtre ne tombe pas du ciel. On le constate dans le cadre de nos enquêtes sociologiques, il a souvent granditdans une famille chrétienne, a connu une communauté vivante, a pratiqué le scoutisme…
Un jeune ne peut s’engager dans une vie donnée comme celle d’un prêtre, laissant derrière lui des projets de famille, souvent une carrière professionnelle attractive, seulement si on lui propose derrrière une aventure formidable.
Avec le Service national des vocations, nous nous battons pour faire passer que nous ne sommes pas les « derniers des Mohicans », conviction que certains humoristes ont parfaitement réussi à sous-entendre. Je pense aux fameux Deschiens quand ils disent dans l’un de leur sketch que le prêtre sera bientôt moins bien défendu que l’ours des Pyrénées ou encore à cette vidéo-canular qui montre un prêtre obligé de piloter une voiture de rallye pour desservir les 659 communes de son département !
Les vidéos proposées par le diocèse de Paris, celles de la Prêtres Academy, ont été réalisées pour donner une autre image au grand public.

Le rôle de notre service est d’aider les diocèses à avoir une communication positive sur les vocations. C’est un peu un comble d’avoir à accoler l’adjectif « positif  »à une communication. Aucune entreprise ne communique de façon négative ! Plutôt que de dire : « C’est terrible, nous n’avons qu’une ordination cette année », nous essayons de corriger en disant : « nous avons eu la joie d’accueillir un nouveau prêtre dans le presbyterium cette année ».

Dans ce sens, nous proposons une formation, en lien avec KTO, en direction des prêtres, religieux, religieuses et séminaristes pour leur apprendre cette communication. Ainsi, dès l’automne prochain, une douzaine de personnes seront formées et pourront potentiellement être appelées à risquer une parole devant les médias. Car la vocation passionne les gens.

La baisse est plus marquée chez les prêtres diocésains que chez lceux qui s’engagent au sein d’un ordre ou d’une congrégation. Comment l’expliquez-vous ?
C’est sans doute difficile d’être prêtre diocésain aujourd’hui. Je crois que quelques cinquante sept jeunes français se forment au sein de la communauté de l’Emmanuel en vue du sacerdoce. Même si les prêtres de l’Emmanuel sont incardinés à un diocèse, ils font le choix d’une communauté parce qu’ils ont, je pense, le désir d’une vie fraternelle, d’un compagnonnage avec d’autres. Certains jeunes craignent dans notre pays, qui reste rural, de se retrouver isolé. Les communautés de type « communautés nouvelles »peuvent attirer parce que les jeunes savent qu’ils vivront dans le cadre d’une fraternité de deux-trois prêtres, appelés à une même tâche.
Mais l’église diocésaine propose également cela, même si c’est moins facile, puisque les évêques ont tendance à envoyer leurs prêtres là où ils en ont besoin. Moi-même, par exemple, je vis à Besançon avec trois autres confrères, âgés de 35 à 47 ans.

Le prêtre diocésain souffre donc d’un vrai déficit d’image ?
Je le pense. Encore une fois, c’est pour cela que dans mon diocèse, nous sommes en train de réaliser une série de vidéos sur le thème de la vocations. Il faut que nous communiquions pour que les jeunes voient et comprennent que l’Église n’est pas un bateau en cale sèche, que l’annonce de l’Évangile, tout comme la vie de prêtre, reste passionnante en 2009.

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Benoît XVI annonce la prochaine publication de son encyclique « Caritas in veritate »

Posté par religieux le 29 juin 2009

Benoît XVI a annoncé personnellement que la publication de son encyclique sociale Caritas in veritate était « proche », lors de la prière de l’Angélus récitée depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, aujourd’hui lundi 29 juin. Cette Encyclique, qui portera justement la date de la fête des saints Pierre et Paul, devrait être publiée le 6 ou le 7 juillet prochain, selon plusieurs sources au Vatican.

« La publication de ma troisième encyclique, dont le titre est « Caritas in veritate », est désormais proche »
, a ainsi confié Benoît XVI avant de préciser que ce document magistériel porterait la date du 29 juin et reprendrait « les thématiques sociales contenues dans Populorum progressio », l’encyclique sociale de Paul VI (1963-1978) sur « le développement des peuples », qui soulignait alors l’urgence de mettre le développement au service de la promotion humaine.

Devant les fidèles réunis place saint Pierre, le pape a également indiqué que sa nouvelle encyclique entendait « approfondir certains aspects du développement intégral de notre époque, à la lumière de la charité dans la vérité ». « Je confie à votre prière, a encore ajouté Benoît XVI, cette nouvelle contribution que l’Église offre à l’humanité dans son engagement pour un progrès durable, dans le plein respect de la dignité humaine et des exigences réelles de tous  ». [...]

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